Nova Scotia Archives

Les Afro-Néo-Écossais

à l'époque de l'esclavage et de l'abolition


Le déclin de l'esclavage, 1793-1812

Dès le début, les Afro-Néo-Écossais esclaves remirent en cause l'esclavage en y échappant. Certains Afro-Néo-Écossais affranchis qui furent mis ou remis en esclavage protestèrent courageusement le traitement qui leur était infligé devant les tribunaux. Par exemple, en 1791, Mary Postell de Argyle se plaignit aux autorités qu'elle avait été remise en esclavage et que sa fille Flora avait été kidnappée et réduite à l'esclavage. Leur propriétaire, Jesse Gray, fut poursuivi en justice. Toutefois, le magistrat lui donna raison et Postell et sa fille demeurèrent en esclavage. Jude, esclave de Samuel Andrews de Tusket River, eut un sort plus terrible encore. En décembre 1800, elle fut battue à mort par Andrews et ses fils, qui furent poursuivis l'année suivante pour meurtre mais ensuite acquittés.

Jusqu'à la fin des années 1790, les tribunaux néo-écossais continuèrent à défendre les intérêts juridiques des propriétaires d'esclaves. Après cette date, les tribunaux refusèrent de défendre le « droit » des propriétaires d'esclaves de posséder des êtres humains en propriété privée. Cela encouragea de plus en plus d'esclaves à s'échapper et à défier leur propriétaire de faire reconnaître son titre de propriété devant les tribunaux. En 1808, un groupe de propriétaires d'esclaves d'Annapolis protestèrent que les décisions des tribunaux rendaient impossible le maintien de leur droit de posséder des esclaves et demandèrent l'aide de l'assemblée législative. Un projet de loi à l'appui des propriétaires d'esclaves fut présenté mais il ne fut pas adopté. Il restait peu d'esclaves en Nouvelle-Écosse à l'époque où les « Réfugiés noirs » commencèrent à arriver, durant et après la Guerre de 1812.

Bien qu'un certain nombre de Noirs affranchis aient émigré en Sierra Leone, la majorité d'entre eux demeurèrent en Nouvelle-Écosse. Plusieurs communautés afro-néo-écossaises parvinrent à survivre, au moins pendant un temps. Parmi celles-ci, citons les deux Birchtown (comté de Guysborough et comté de Shelburne), Negro Line (devenu plus tard Southville, comté de Digby) et Tracadie (comté de Guysborough). Il y avait 23 familles noires à Tracadie en 1808 et 30 ou plus en 1827. Peu des Noirs de Halifax participèrent à l'exode, possiblement à cause des meilleures possibilités économiques qui y prévalaient. La population noire de Halifax était de 422 en 1791 et 451 en 1802.

En 1796, près de 600 Marrons furent déportés de la Jamaïque en Nouvelle-Écosse, après une rébellion infructueuse contre le gouvernement colonial. Ils travaillèrent à la construction de la Citadelle de Halifax et de la Maison du gouvernement et firent d'autres travaux manuels. Ils tentèrent également de cultiver la terre. Toutefois, comme de nombreux autres immigrants en Nouvelle-Écosse, les Marrons trouvèrent l'agriculture difficile, en particulier parce que le climat empêchait la culture de produits familiers comme les ananas, les bananes, les patates douces et le cacao. Le lieutenant gouverneur sir John Wentworth tenta de changer la culture des Marrons en les convertissant à la christianité. Mais les Marrons ne souhaitaient pas abandonner leur propre religion et refusaient de travailler pour un salaire inférieur à celui que recevrait un blanc. La plupart des Marrons habitaient à Preston; un petit nombre qui s'intéressait à l'agriculture s'établit à Boydville (Maroon Hill, comté de Halifax). En 1800, presque tous les Marrons profitèrent de la possibilité d'émigrer en Sierra Leone. Toutefois, quelques-uns restèrent en Nouvelle-Écosse.

Les informations sur la vie des Afro-Néo-Écossais durant la période allant de 1793 à 1812 sont rares. Un document datant de 1812, possiblement écrit par William Sabatier, et préservé dans les dossiers du Bureau des colonies, en donne un aperçu intéressant. L'auteur remarque que les Néo-Écossais noirs étaient réputés pour leur bon travail comme domestiques et marins et qu'ils étaient fiers de leur communauté et de leur culture. La même source nous dit que près d'un sixième de la population de Halifax était de race noire.


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Annonce au sujet d'un esclave fugitif
date: 15 March 1794
numéro de référence: Nova Scotia Archives Weekly Chronicle 15 March 1794 p. 1 (microfilm no. 8165)

theme: Le déclin de l'esclavage, 1793-1812

Cas d'un garçon noir emmené illégalement aux Antilles
date: 22 April 1794
numéro de référence: Shelburne County Court of General Sessions of the Peace  Nova Scotia Archives RG 34-321 J 145

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« Leonard Parkinson, capitaine des Marrons »
date: published 1796
Engraver: Abraham Raimbach
numéro de référence: Nova Scotia Archives B. Edwards, The Proceedings of the Governor and Assembly of Jamaica, in Regard to the Maroon Negroes… to which is prefixed an Introductory Account… of the Maroons… (London, 1796) (F210 /Ed9)

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Acte de vente d'un enfant esclave
date: 14 July 1796
numéro de référence: Chesley family fonds  Nova Scotia Archives MG 1 vol. 177 no. 75

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Rapport de Wentworth sur les Marrons
date: 21 April 1797
numéro de référence: Commissioner of Public Records  Nova Scotia Archives RG 1 vol. 52 no. 41 pp. 53-60 (microfilm no. 15238)

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Instructions de Wentworth au sujet des Marrons jamaïquains récemment arrivés
date: 29 June 1797
numéro de référence: Commissioner of Public Records  Nova Scotia Archives RG 1 vol. 419 no. 19 (microfilm no. 15460)

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Lettre de Sir John Wentworth au Duc de Portland
date: 23 June 1798
numéro de référence: Commissioner of Public Records  Nova Scotia Archives RG 1 vol. 52 no. 57 (pp. 186-9) (microfilm no. 15238)

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Annonce au sujet d'un serviteur sous contrat de servitude fugitif, James Wallace
date: 11 June 1799
numéro de référence: Nova Scotia Archives Royal Gazette 11 June 1799 p. 3 (microfilm no. 8168)

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Lettre de sir John Wentworth à Richard Molesworth
date: 15 January 1800
numéro de référence: Commissioner of Public Records  Nova Scotia Archives RG 1 vol. 52 pp. 377-9 (microfilm no. 15238)

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Annonce pour la location d'une femme esclave
date: 24 June 1800
numéro de référence: Nova Scotia Archives Royal Gazette 24 June 1800 p. 3 (microfilm no. 8168)

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R. v. Andrews (Acte d'accusation de Samuel Andrews Jr. pour le meurtre d'une « femme noire du nom de Jude »)
date: 19 May 1801
numéro de référence: Shelburne County Special Court of Oyer and Terminer  Nova Scotia Archives RG 42 SH vol. 1 file 4

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Inventaire des biens de Benjamin Belcher de la rue Belcher (près de Port Williams)
date: 1802
numéro de référence: Nova Scotia Archives Kings County probate records estate case file B7 (microfilm copy only available at NSARM, microfilm no. 19779)

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DeLancey v. Woodin (déclaration du plaignant contre le défendeur pour avoir recelé Jack, un esclave fugitif)
date: 20 August 1803
numéro de référence: Supreme Court of Nova Scotia — Annapolis County case files  Nova Scotia Archives RG 39 C (AP) vol. 1 file 2

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Pétition de John Taylor et d'autres propriétaires d'esclaves
date: 3 December 1807
numéro de référence: Nova Scotia House of Assembly  Nova Scotia Archives RG 5 series A vol. 14 no. 49 (microfilm no. 15591)

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Nomination de Silas Hardy de Granville au poste de capitaine d'une unité de milice noire
date: 17 November 1808
numéro de référence: Nova Scotia Archives MG 100 vol. 161 no. 36a (microfilm no. 15201)

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