Nova Scotia Archives

Des hommes et des mines

Une histoire de l'exploitation minière en Nouvelle-Écosse de 1720 à 1992


MeninMines - 200600518

L'histoire de l'exploitation minière en Nouvelle-Écosse est un sujet fort vaste. Avec la pêche, l'agriculture, la foresterie et le commerce maritime, l'exploration et la mise en valeur de nos réserves métalliques, industrielles et énergétiques représentent l'une des industries fondatrices de la province. Tout comme les quatre autres industries primaires, l'exploitation minière est ancienne et bien établie, son histoire remontant à près de trois siècles.


Dès le début de la colonisation, les Néo-Écossais s'intéressent au potentiel économique qui se trouve à la surface ou tout juste sous la surface de leurs nouvelles terres agricoles et forestières. Nous avons choisi l'année 1720 comme début de l'exposition « Des hommes et des mines » puisqu'il semble que ce soit le moment de la première exploitation documentée d'un gisement minéral au pays - la découverte de charbon à ciel ouvert à Port Morien, dans l'est du Cap-Breton, charbon que les Français utiliseront justement comme source de combustible à Louisbourg, le grande forteresse que l'on construisait alors aux portes de l'Atlantique Nord.

L'année 1992 a été choisie pour clore cette exposition, non pas parce que l'exploitation minière a cessé en Nouvelle-Écosse, loin de là, mais parce qu'elle marque la catastrophe de Westray survenue en mai de cette année, lorsque 26 mineurs sont morts dans la toute nouvelle mine de charbon du terrain houiller de Pictou. Westray nous rappelle sans cesse le coût en vies humaines qui accompagne toujours l'exploitation et la mise en valeur des ressources dans la province.

Malgré les inondations, les explosions, les catastrophes, les grèves, les lockouts et le cycle incessant des hauts et des bas de l'économie, les mines, les carrières et les ressources extracôtières de la Nouvelle-Écosse ont été et continuent d'être essentielles au développement et à la prospérité économiques de la province. Elles emploient des milliers d'hommes et de femmes, et de nombreuses autres industries, tant canadiennes qu'étrangères, dépendent à leur tour des matières brutes qu'on en tire.

Nous avons créé « Des hommes et des mines » pour ouvrir une porte sur le passé, de manière à ce que les Néo-Écossais d'aujourd'hui puissent jeter un regard sur l'histoire de la découverte et de la mise en valeur de nos mines. Ils pourront ainsi mieux comprendre comment la province a été façonnée et définie par les traditions rattachées à la vie des mineurs, à ses défis et à ses tragédies de tous les jours, de même que par le sentiment communautaire inébranlable qui unit tous ceux qui osent descendre sous terre pour gagner leur vie.

« Des hommes et des mines » a été élaborée à partir de documents d'archives - plus de 1100 photos historiques, ouvres d'art, cartes, documents du gouvernement, documents personnels et articles publiés, le tout accompagné d'extraits vidéo et sonores.

Les grands thèmes sont présentés en trois galeries virtuelles :

  • « Historique de l'exploitation minière » examine la découverte et la mise en valeur des ressources elles-mêmes : charbon, fer, or, gypse, sel et les divers gisements à ciel ouvert trouvés en Nouvelle-Écosse.

  • « La vie à la surface » présente le volet humain de l'exploitation minière : les hommes et les garçons qui ont travaillé dans les mines, les femmes qui les ont soutenus, les compagnies qui les ont contrôlés, et la vie communautaire qui les a soutenus dans leur for intérieur.

  • « Les catastrophes minières » est un titre qui n'a pas besoin d'explication. Cette section comporte une base de données consultable sur les décès, qui contient plus de 2500 noms recensés entre 1838 et 1992. Nous croyons qu'il s'agit de la liste la plus exhaustive réalisée à ce jour des accidents mortels survenus dans les mines et les carrières en Nouvelle-Écosse.
Une « Chronologie historique, 1604-1992 » accompagne les trois galeries et fournit un cadre chronologique pour la découverte et la mise en valeur des ressources minières de la province. La plupart des événements figurant dans la chronologie peuvent être rattachés directement à des images présentées dans les galeries.

Raconter l'histoire de l'exploitation minière en Nouvelle-Écosse présente tous les défis d'une saga difficile et souvent ambiguë. Nous ne prétendons aucunement que le récit présenté dans « Des hommes et des mines » soit complet, ni même réellement représentatif. La simple nature des documents d'archives signifie également que nous avons souvent été limités dans ce que nous pouvions présenter. Par exemple, les collections disponibles ne renferment pas encore de documents récents, et dans bien des cas, il y a aussi de grandes lacunes dans ce qui a survécu et qui concernait les premières périodes.

L'envergure du projet « Des hommes et des mines » est énorme et ne peut être circonscrite dans les paramètres de la présente exposition. Ces 1100 images ne font que commencer à raconter l'histoire et à puiser dans l'information disponible. Le « Guide des ressources » qui vient compléter « Des hommes et des mines » tente de remédier à certaines des lacunes évidentes dans le présent site Web, et il propose une mine de sources primaires et secondaires à consulter si l'on souhaite explorer le sujet plus à fond.

« Des hommes et des mines » est le fruit de la collaboration entre le Service des archives et de la gestion des dossiers de la Nouvelle-Écosse (Halifax, N.-É.), le Musée de l'industrie (Stellarton, N.-É.) et le Beaton Institute, Université du Cap-Breton (Sydney, N.-É.). Nous tenons à remercier le personnel du Musée de l'industrie et celui du Beaton Institute pour leur esprit de collaboration qui a permis de réaliser ce projet. Leurs contributions et leur aide ont enrichi le contenu de l'exposition « Des hommes et des mines » et nous ont aidés à mieux raconter l'histoire. Nous remercions également les gens qui ont participé à la consultation auprès des intervenants afin de passer en revue « Des hommes et des mines » en format préliminaire. Leurs suggestions, commentaires et contributions ont grandement amélioré le produit final.


This project was made possible in part through the Canadian Culture Online Program of Canadian Heritage, Library and Archives of Canada and the Canadian Council of Archives.

Ce projet a été rendu possible en partie grâce au soutien du programme de numérisation de la communauté archivistique, de Bibliothèque et Archives Canada et du Conseil canadien des archives.