Nova Scotia Archives

Souvenirs d'une paroisse acadienne

Les registres de St. Jean-Baptiste, Annapolis Royal, 1702-1755


Interprétation des registres

Les missionnaires qui ont pourvu aux besoins spirituels de la paroisse Saint-Jean-Baptiste au cours des cinq décennies couvertes dans ces registres étaient passablement soigneux lorsqu’ils inscrivaient les informations, mais leur écriture laissait beaucoup à désirer. Leur façon de s’exprimer est archaïque et présente des difficultés pour les chercheurs et les généalogistes d’aujourd’hui, surtout à cause du style d’écriture. De plus, l’encre a pâli avec les années et coulé sur de nombreuses pages. Tout cela nuit à la lecture et à l’interprétation du contenu.

En travaillant avec les registres originaux pour bâtir la banque de données, nous avons fréquemment trouvé des différences dans la façon d’écrire les noms. Les règles d’écriture étaient tellement floues au 18e siècle que dans une même entrée, il peut y avoir deux variantes orthographiques ou plus du même nom de famille, surtout entre les renseignements inscrits par le prêtre et la signature des témoins quand ces derniers pouvaient signer, et même parfois quand le prêtre signait pour eux. Les noms de famille Beliveau (Bellivaux, Bellevaux, Bellivo, etc.), Mius (Muis, Muise, Myus, Muse, etc.) et Amiraut (Amirault, Amiro, Amiraux, Amireau, etc.) en sont des exemples typiques.

Il y a dans les registres, surtout dans les premières années, des entrées pour les personnes des Premières Nations avec, encore une fois, de nombreuses variantes orthographiques pour le mot moderne « Mi’kmaq ». Étant donné que la variante la plus souvent utilisée par les prêtes qui inscrivaient l’information était « Mikmak », nous l’avons retenue dans la banque de données pour des raisons d’uniformité.