News release

Le rapport Glaze offre des recommandations pour l'amélioration du système d'administration scolaire en Nouvelle-Écosse

AVIS AUX CHEFS DES NOUVELLES : Le présent communiqué est publié au nom de la consultante, Madame Avis Glaze.


Une experte de renommée mondiale souligne que le modèle d'administration scolaire de la province doit être réorienté et restructuré de façon à accorder la priorité à l'apprentissage et au rendement des élèves.

« Tous les gens que j'ai rencontrés dans le système font de leur mieux, affirme la consultante, madame Avis Glaze. Ils sont tous très dévoués, mais le système ne fonctionne pas comme il devrait fonctionner pour les élèves, les parents, les enseignants et les directeurs. »
« Dans de nombreux cas, les élèves de la Nouvelle-Écosse obtiennent de résultats inférieurs à la moyenne du pays, et le manque de clarté et de cohérence dans le système est un facteur qui contribue au problème. »

Le rapport de Mme Glaze s'intitule « Relever la barre : Une approche cohérente et souple d'administration de l'éducation pour la Nouvelle-Écosse ».

Dans le cadre de l'examen, le premier du genre en plus de 20 ans, Mme Glaze a évalué l'administration des écoles publiques, y compris les conseils scolaires élus et l'administration de leur bureau central, ainsi que l'administration au sein du ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance (MEDPE).

En octobre et en novembre, Mme Glaze a rencontré plus de 500 intervenants dans le cadre de 91 consultations tenues à l'échelle de la province. De plus, 1 500 personnes ont aussi répondu à un sondage en ligne.

Selon le rapport, le système d'administration actuel peut sembler être formé de neuf organismes déconnectés, soit le ministère et huit conseils scolaires individuels, qui ont souvent des priorités contradictoires et des rôles et des responsabilités qui ne sont pas clairs. Cette situation a mené à un modèle qui distrait de l'apprentissage et du rendement des 118 000 élèves de la province.

« Le système d'administration doit être réorienté pour mettre un accent coordonné et unifié sur les élèves à l'échelle de la province afin de les aider à réaliser leur plein potentiel, peu importe où ils habitent et peu importe leurs circonstances personnelles, déclare Mme Glaze. De plus, toute économie réalisée grâce à ce plan doit être réinvestie dans les classes. »

Voici certaines des recommandations :

  • Les sept conseils scolaires régionaux existants doivent être éliminés pour réduire les priorités contradictoires et favoriser une approche provinciale coordonnée pour relever les défis dans le système. Les sept conseils administratifs régionaux conservent leurs noms et leurs territoires, et fonctionnent comme des bureaux régionaux d'éducation. Les rôles administratifs non essentiels doivent être révisés dans le cadre d'un modèle de partage des services afin de réduire les frais administratifs et de créer un système plus simple et unifié, par exemple : la TI, la paie, les locaux, les finances, les services d'accès à l'information et de protection de la vie privée et les ressources humaines.
  • Les directeurs généraux des conseils scolaires deviennent des directeurs généraux régionaux de l'éducation. Ils assument la responsabilité du rendement des élèves, des programmes d'études et des politiques dans leurs écoles. Ils relèvent directement du sous-ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance et gèrent les bureaux régionaux d'éducation.
  • Maintenir la structure du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP). Le directeur général relève à la fois du sous-ministre et du CSAP. Le CSAP assume le contrôle des aspects culturels et linguistiques tout en suivant les lignes directrices du programme d'études provincial.
  • Améliorer la participation locale en créant dans toutes les localités des conseils d'école consultatifs (CEC) dynamiques et jouissant d'une influence accrue et de la participation continue du ministre, en offrant une possibilité aux parents, aux élèves, aux directeurs d'école et aux membres de la communauté de faire part de leurs points de vue.
  • Veiller à écouter les Mi'kmaq et les Afro-Néo-Écossais à l'échelon ministériel. Il faut enrichir les rôles du Conseil de l'éducation mi'kmaq (CEM) et du Council on African Canadian Education (CACE), et les charger de conseiller le ministre en matière de politiques.
  • Muter les spécialistes du soutien à l'enseignement (responsables de la littératie, mentors de mathématiques, etc.) hors des bureaux régionaux d'éducation et à l'intérieur des salles de classe quatre jours par semaine, le cinquième jour étant réservé à la planification collaborative et à la préparation de la semaine suivante.
  • Former un Bureau indépendant d'évaluation des progrès des élèves (BEPE), qui départira le ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance de cette responsabilité, afin de créer des évaluations des élèves de haute qualité. Ce bureau fera directement rapport au public des résultats.
  • Nommer un ombudsman de l'éducation, c'est-à-dire un agent indépendant chargé d'examiner et de résoudre les plaintes sur les pratiques et les décisions administratives qui touchent l'éducation.
  • Créer un collège provincial des éducateurs, un organisme indépendant de délivrance des permis, de régie, de discipline et de réglementation de la profession d'enseignant, afin d'améliorer la confiance du public à l'égard du système d'éducation.
  • Retirer les directeurs d'école et les directeurs adjoints du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (NSTU) et les intégrer à une nouvelle association professionnelle. L'ancienneté, la pension de retraite et les avantages sociaux ne doivent pas être modifiés et il devrait être possible aux administrateurs qui le souhaitent de retourner à l'enseignement et au syndicat.
« Les Néo-Écossais font du travail novateur dans les écoles, mais les conflits, les fardeaux et les inefficacités dans le système même forment des obstacles pour les enseignants, les directeurs d'école et les élèves », explique Mme Glaze.

Mme Glaze possède une vaste expérience en matière d'amélioration des écoles et des systèmes scolaires, et elle a travaillé avec des éducateurs dans presque 50 pays à l'échelle mondiale. À l'heure actuelle, elle est l'une des conseillères de renommée internationale qui contribuent à la réforme de l'éducation en Écosse.

Mme Glaze a été commissaire à l'éducation de l'Ontario et conseillère principale auprès du ministre de l'Éducation. Elle a été la première directrice générale du rendement des élèves de la province et présidente fondatrice du Secrétariat de la littératie et de la numératie. Elle a reçu l'Ordre de l'Ontario ainsi que de nombreux prix internationaux pour ses contributions à l'éducation.

Le rapport intégral peut être consulté ici : <a HREF="HTTP://www.ednet.ns.ca/fr/examen-administratif-systeme-educatif"> www.ednet.ns.ca/fr/examen-administratif-systeme-educatif</A>.

POUR DIFFUSION :

Le système d'éducation de la province doit être mieux coordonné pour aider les élèves à réaliser leur plein potentiel, selon le rapport d'une experte publié aujourd'hui.

Le gouvernement provincial a embauché Avis Glaze en octobre 2017 pour faire l'examen de l'administration des écoles, des conseils scolaires et du ministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance.

Selon le rapport, le système administratif actuel peut sembler être formé de neuf organismes déconnectés, soit le ministère et huit conseils scolaires, qui ont souvent des priorités contradictoires et des rôles et des responsabilités qui ne sont pas clairs.

Mme Glaze souligne que les élèves de la Nouvelle-Écosse ont du retard comparativement à d'autres régions du pays, et que le manque de clarté à l'égard des rôles et des responsabilités dans le système contribue au problème.

Selon le rapport, une approche mieux orientée à l'échelle provinciale permettra aux enseignants et aux directeurs d'école de faire leur travail avec plus de soutien et moins de distractions.

Toujours selon le rapport, les sept conseils scolaires régionaux élus doivent être éliminés et les rôles administratifs non essentiels doivent être révisés dans le cadre d'un modèle de partage des services afin de réduire les frais administratifs et de créer un système plus simple et unifié.

Chaque école doit avoir un conseil consultatif formé de parents, d'élèves et de membres de la communauté afin de fournir des conseils au ministre.

Le Conseil scolaire acadien provincial doit rester tel quel.

Les spécialistes du soutien à l'enseignement doivent être retirés des bureaux régionaux d'éducation et passer plus de temps à l'intérieur des salles de classe, à l'appui des enseignants.

Il faut également former un organisme indépendant chargé des évaluations des progrès des élèves, qui départira le ministère de cette responsabilité. Cet organisme fera directement rapport au public des résultats.

Les directeurs d'école doivent être retirés du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse et intégrés à une nouvelle association.

Selon le rapport, il faut également créer un collège provincial des éducateurs, un organisme indépendant de discipline et de réglementation de la profession d'enseignant, et nommer un ombudsman de l'éducation chargé de traiter les plaintes liées au système.

-30-

Personne-ressource :

Heather Fairbairn
902-717-2151